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samedi 3 septembre 2016

Mère du Cèdre

Reine, Dame de Midi et Mère du Cèdre

Reine, Dame emprisonnée dans le tissu cellulaire du corps

Émerge des Enfers , devient brillante et visible

Mélange de pleurs et de force, laisse les larmes de côté l'Oiseau est vivant!

Femme tu es liée à ton compagnon jusqu'à ce qu'il te joigne à la Porte.


samedi 14 novembre 2015

Blanche neige

 Blanche neige mythe intemporel , que l'on pourrait relier à tant d'autres Isis, Marie Madeleine, Guinevère . Une épopée initiatique , alchimique , qu'elle soit la retranscription d'une entité existante ( la Sophia? )ancienne  réactualisée en fonction de la culture , ou bien un processus plus symbolique de chemin vers soi.


 Un essai sur lequel fouiller , voici un extrait :


    Blanche-Neige, un avatar de la Madeleine alchimique ?
Courte présentation de Joël Goffin (sujet à développer) – février 2011

Dans le Dictionnaire raisonné de l'alchimie et des alchimistes
, Madeleine est décrite comme l'un des personnages les plus allégoriques de l'alchimie parce qu'elle concentre sur son nom des symboles essentiels:
«[...] les sept démons (métaux, lépreux, dragons) à vaincre, les trois phases de l'œuvre (les trois ministères), la croix (le creuset), la transmutation (la résurrection) et, enfin, l'adepte lui-même, le Christ sous la forme d'un jardinier, le jardinier céleste, celui qui sème, cultive et fait éclore l'amour." Suite : Blanche neige , un avatar de la Madeleine alchimique ?





"WE CANNOT LAY HER IN THE DARK EARTH" SAID THE DWARFS AND SO THEY HAD A TRANSPARENT GLASS COFFIN MADE SO THAT SHE COULD BE SEEN FROM EVERY SIDE / LAID HER IN IT AND WROTE ON IT HER NAME AND THAT SHE WAS A KINGS DAUGHTER THEN THEY CARRIED THE COFFIN INTO THE WOOD AND SOME OF THEM / ALWAYS WATCHED HER AND THE BIRDS ALSO CAME AND BEWAILED SNOWDROP FIRST AN OWL THEN A RAVEN AND LASTLI A DOVE / SO SNOWDROP LAY A LONG TIME IN HER COFFIN LOOKINGS AS THOUGH SHE WERE ASLEEP. [-] Grimm.
Marianne Stokes https://commons.wikimedia.org/…/File:Marianne_Stokes_Schnee…


Traduction : « Nous ne pouvons la mettre dans la terre noire. »
Ils lui firent un cercueil de verre pour qu’on pût la voir de tous côtés, l’ensevelirent dedans et écrivirent dessus en lettres d’or, qu’elle était fille de roi, et se nommait Blanche-Neige. Ensuite ils placèrent le cercueil sur le haut de la montagne, et l’un d’eux restait toujours auprès d’elle pour la garder. Les oiseaux vinrent aussi pleurer Blanche-Neige le premier fut un hibou, le second un corbeau, et le troisième une colombe.
Blanche-Neige était ainsi depuis bien longtemps dans son cercueil et ne changeait pas de figure, ne semblant toujours qu’endormie, car elle était toujours blanche comme neige, avec des joues rouges comme du sang, sous ses beaux cheveux noirs comme l’ébène.

Hathor ses 7 formes et ses chauves

Voici un article très intéressant de Maat de belgique que je relaie. Il traite des divers aspects de la Déesse, ses autres noms et les personnages reliés à son culte .

Les aspects  d'Hathor :

"Le premier de ces aspects, symbolisé par la vache, évoque la maternité: comme génitrice du soleil ou comme protectrice des nécropoles, présidant à la renaissance des défunts. Plusieurs déesses peuvent être représentées sous cette figuration animale et être considérées comme des formes d'Hathor:
BAT: divinité du 7e nome de Haute Egypte, fut assimilée à Hathor à partir du Moyen Empire ( plus de détails, ici). Elle est la première représentation d'une divinité à visage de femme, portant des cornes enroulées et des oreilles de vache.

NOUT:  déesse du ciel, censée avaler chaque soir le soleil et le remettre au monde chaque matin. Elle peut se manifester dans une vache, comme dans le Livre de la Vache du Ciel (voir ici), et est assimilée à Hathor dans ce cas. Comme elle aussi, sous la forme d'un sycomore, elle nourrit le défunt dans l'au-delà.

MEHYTOURET: dans certaines cosmogonies, elle est une vache appelée "Grande Nageuse" qui, flottant sur les eaux du Noun, donna naissance au soleil et l'emporta entre ses cornes jusqu'à la butte émergée.

NEITH: à l'origine, déesse protectrice de Saïs, on lui assigne une fonction maternelle et à l'époque ptolémaïque, elle est assimilée à Méhytourèt et par conséquent à Hathor.

IMENTET: déesse de l'Occident, par son rôle de déesse-mère assurant la renaissance des morts, elle semble être une forme d'Hathor.

ISIS: connue initialement pour son rôle d'épouse et de veuve inconsolable dans le mythe osirien puis pour celui de mère dévouée auprès de son fils Horus, elle prend une importance grandissante dans la religion égyptienne. Aux époques tardives, elle sera confondue avec Hathor dont le culte est toujours très vivace et il deviendra malaisé de différencier leurs représentations. Parfois la présence de leur nom permettra seule de les distinguer ou l'environnement apportera des précisions. Si la divinité est figurée en compagnie d'Osiris, il s'agira plutôt d'Isis; par contre, si elle allaite un enfant, ce sera plutôt Hathor.  " suite 








Les chauves d'Hathor:

"Tels le petit personnel des hauts personnages, les "chauves" d'Hathor mettent en évidence leur calivitie. Celle-ci signifie à la fois la sagesse liée à la maturité et l'humilité du serviteur. Il agit comme un intermédiaire idéal: trop humble pour pouvoir prendre position vis à vis des requêtes, il est cependant suffisamment proche de sa maîtresse pour lui transmettre les prières.
Dans le cas particulier d'Aménémhat, il se vante de son art de la parole et se dit "artisan maçon de Thot":
"Je suis le chauve dont la Dorée aime les paroles qu'il lui adresse".
Cette tradition apparue au Nouvel Empire, montre des statues représentant des personnages qui se disent "chauves" d'Hathor ou de toute autre déesse assimilée à Hathor. Ils affirment être des interlocuteurs privilégiés, intermédiaires entre les femmes et la divinité à condition que les dévotes massent leur calvitie à l'aide d'onguent et posent pain et bière dans leur main tendue.
L'auteur conclut que " dans un contexte hathorique, le nom d' 'is ou iAs doit s'entendre d'un homme porté sur les plaisirs d'Aphrodite
Il semble que les "chauves d'Hathor" s'adressaient essentiellement aux femmes qui venaient implorer ou remercier la déesse." .http://www.maatdebelgique.be/Hathor3.html

Achernar et l'arbre d'Hathor

Quelques pistes sur Achernar( Eridan , constellation du Verseau le porteur d'eau ) et son symbolisme trouvées dans un livre assez curieux :


lundi 24 mars 2014

chrisme, du probable lien a hathor/Istar, à Horus



Le Chrisme est connu pour être symbole chrétien formé des deux lettres grecques X ( chi) et P ( Rho) et parfois de l'Alpha et de l'Oméga , qui donne aussi de l'Aleph à Tav c'est à dire du commencement jusqu'à la fin, où je suis le début et la fin , cela doit vous rappeler des choses. 
Je ferais un article sur l'association de ces symboles , et le Tav 22 ème lettre de l'alphabet Hébreu, qui me passionne, la croix originelle , celle qui est la reliance entre le Ciel et la terre ...

Ce chrisme a été largement répandu par l'empereur Constantin , car il le vit soit disant en songe, avec ce message  : " par ce signe tu vaincras " ( In hoc signo Vinces).
Mais comme tout symbole il prend ses racines , il prend son origine bien plus tôt , et dans le féminin avec la déesse Hathor..

Nephtys

Je trouve un lien entre toute ces déesses , des amalgames, parfois des inversions. 
Après Hathor et Sekhmet , je m’intéresse donc à Nephtys .

Mes connaissances sont limitées, par contre je me laisse guider par mon ressenti profond , donc à  prendre avec des pincettes comme tout ce que je partage .
L'article est en construction, j'affinerais au fur et à mesure de mes découvertes:

Sekhmet ou l'Oeil de Rê

Nous voilà partis sur Sekhmet ..





Sekhmet l'Oeil de Re, ou son rapport à Horus/Ptah Je vais donner ma petite interprétation , qui n'engage que moi et mettre en parallèle les divers mythes qui se recoupent je trouve.
L'être initial s'étant divisé pour accomplir un but particulier ... L'oeil étant le côté Lune . Il y a la notion de complet. Pour moi l'Oeil est un symbole qui parle de sa jumelle .Son Oeil étant son âme jumelle ( Se
khmet, Hathor etc) qui s'est plus ou moins perdue sur la terre des Hommes et ensuite s'est fait enlevé( récupérée?) et influencé par Seth , elle s'est complètement perdue dans la violence et l'Ego ( La lointaine), il la cherche et la fait ramener ; Il y a là deux périodes : une ou il y a séparation pour un but , et une autre où elle se perd complètement et se fait enlever ou élevée par l'autre côté de la force . Avoir serait le mot juste ... Les jumeaux célestes ... Ou comment une Histoire d'amour perdure depuis des éons ..
Mais là je vais rajouter que ce retour , cette fusion, ne s'est pas encore accomplie, et que la fin de l'histoire qui semble être au passé et en fait une prophétie qui parle du futur .
Ca ne reste que mon ressenti et mon analyse, pas la Vérité .

 
"L’autorité du dieu solaire s’était amoindrie. Une rébellion avait éclaté sur terre parmi les dieux qui voulait prendre le trône du tout puissant dieu Rê, et parmi les hommes contre la toute puissance des dieux. Rê décide d’anéantir cette rébellion et, sur les conseils d’autres divinités (l’ogdoade qui lui est associée — Heh, Hehet, Kekou, Kekout, Noun, Nounet, Amon et Amonet — ainsi que Chou, Tefnout, Geb et Nout), envoie sur terre « l’œil divin », la déesse Hathor, sous la forme dévastatrice et féroce de Sekhmet. La fureur de Sekhmet se déchaîne sur les hommes avec violence, et rien ne semble pouvoir l’arrêter.

En tant qu’œil flamboyant divin, Sekhmet peut porter le nom de neseret, « la flamme ».

En repentir et pour apaiser « la puissante », Rê prépare une boisson composée d’herbes, de jus de grenade (à la couleur rouge) et de bière. Sekhmet trompée par la couleur du breuvage confond la boisson avec le sang des hommes, s’enivre et s’apaise. Le sort des hommes est sauvé.

Exprimée dans les textes, la relation entre l’œil de Rê et Sekhmet est formelle :

« [...] Daigne Horus être apaisé grâce à son œil qui lui appartient, qui lui a été attribué. Ce sont leurs vases d’offrande (?) les dieux, (ainsi que) Sekhmet, Bastet Chesemtet et Ourethékaou. Ancien est l’œil d’Horus, grand est l’œil d’Horus, divin est l’œil d’Horus, celui-qui-rend-divin est l’œil d’Horus devant les dieux, lui étincelant, l’apaisé, le puissant ! [...] » 1

Le mythe de « la déesse lointaine » se rapporte à cet épisode. Car en effet, devant cette fureur dévastatrice, pourquoi Sekhmet serait-elle revenue vers Rê et se serait apaisée ? Grâce à l’intervention de l’ingénieux dieu scribe Thot et du chasseur Onouris, « la lointaine » fut ramenée à Rê, et fut ainsi assimilée au souffle bénéfique qui provoque le retour perpétuel des crues du Nil. Et c’est ainsi en remerciement que le premier mois de l’année des hommes fut baptisé du nom de Thot".http://www.egypte-antique.fr/index.php?thematique=32


Un petit détour par l'Oeil Oudjat 

Le thème de l'Oeil se retrouve souvent.. Le voici associé à Horus

"Ce symbole représente l’œil du dieu faucon, Horus. Il est nommé aussi l’œil oudjat, ce qui veut dire complet. A la mort d’Osiris, c’est son frère Seth qui repris le pouvoir en Egypte. Voulant venger son père, Horus part en guerre contre son oncle. Au bout de nombreuses batailles, Seth est vaincu et Horus reprend le trône d’Egypte. Cependant, pendant une bataille, Horus perd un œil. Ce dernier, brisé en 6 morceaux, est reconstitué par Thot et rendu à son propriétaire. L’œil oudjat est ainsi devenu le symbole de la victoire du bien sur le mal.

Cet œil symbolise également l’entier, la santé et l’intégrité. Il était utilisé en Egypte comme une sorte de porte-bonheur. On le pensait, en effet, capable de protéger contre les maladies."http://www.egyptos.net/egy.../viequotidienne/oeil-oudjat.php



Je dépose ici un lien très intéressant cependant en anglais :
http://www.egypt-tehuti.org/downloadarticles/heru.pdf 

Hathor et ses autres noms ..

Je partage ici des textes décrivant la déesse Hathor , fruit de ce que j'ai pu glaner ici où ailleurs..

"Dans la mythologie égyptienne, Hathor (grec : Athyr, « Maison d'Horus ») est la déesse de l'amour, la beauté, la musique, la maternité et de la joie (wiki)

"Hathor lionne : dans les déserts de la haute Nubie, c'est la Lointaine, la déesse Dangereuse, l'Œil de Rê, l'uræus, la déesse sauvage et destructrice Sekhmet.

Hathor chatte : c'est aussi Bastet, le pendant bienfaisant de la lionne, la protectrice du foyer.

Hathor cobra : c'est Ouadjet, la belle jouvencelle, incarnation de la beauté et de la jeunesse, qui complète le caractère de femme épanouie d'Hathor.

Hathor vache : déesse funéraire apportant le renouveau après la mort, protectrice du défunt à qui elle redonnera le désir sexuel afin qu'il la féconde et qu'elle le fasse renaître à la vie éternelle. Ainsi, la grande Dame de l'Occident dispensera sa bienveillante influence dans les nécropoles notamment dans la montagne thébaine où elle est omniprésente.
C'est peut-être à cause de son rôle de protectrice de ce qui se passe dans les entrailles de la terre qu'elle est devenue la patronne des grottes et Dame du Sinaï, maîtresse des pierres précieuses et de tous les minéraux extraits de la terre, veillant sur les expéditions de carriers qui s'y rendaient pour extraire la turquoise.

Elle est également rapprochée du nord et du milieu aquatique, matérialisé par des fourrés de papyrus.
C'est aussi la maîtresse des pays étrangers, dame de Byblos et de Pount.
À Memphis, elle est déesse du sycomore, l'arbre dont se nourrissent les défunts dans l'Au-delà.
De plus, sous son aspect principal de grande maîtresse de l'amour charnel, déesse de la joie, de la danse et de l'ivresse, identifiée à Aphrodite par les Grecs, elle participe à l'action du Démiurge, le don de l'éros provoquant l'attrait entre les êtres et assurant la continuité de la vie.
http://www.bubastis.be/religion/dieux/hathor.html"



Un autre lien sur Hathor : http://www.maatdebelgique.be/hathor4.html 



La comparaison à Isis

Isis et Hathor , les mêmes ou pas? On peut le voir comme des titres aussi, différents en fonction des affaires à faire , ce qui résumerais à un seul être mais essayons de dépatouiller tout ça , les secrets des Dieux sont difficile à comprendre pour les Hommes 
 
"En tant que déesse de l’amour, Isis est assimilée à Hathor sous le nom d’Hezat. Cette assimilation est la conséquence d’un incident : lors d’une nouvelle querelle entre Horus et Seth, Isis veut aider sont fils en visant Seth de son harpon magique. Malencontreusement, Horus est atteint. Aussitôt, elle retire l’arme et blesse Seth qui hurle de douleur. Emue, Isis lui retire le harpon mais Horus furieux de tant de compassion … décapite sa mère. Rê ordonne alors à Thot de lui greffer une tête de vache qu’elle transforme rapidement en tête humaine devenant ainsi la déesse de l’Amour, en tant qu’Isis-Hathor.

Pour les Nilotiques, l'assimilation d'Isis à Hathor était logique puisque leurs rôles, dans des domaines communs, étaient complémentaires : à Hathor, l'amour, l'érotisme, le plaisir et la joie; à Isis, les rôles de mère et épouse. De fait, Isis-Hathor était la patronne des "courtisanes" mais aussi des femmes mariées" http://adeyme.pagesperso-orange.fr/hathor/p_isis.htm


Hathor comme Sekmet?  



"Le panthéon égyptien comporte plusieurs divinités féminines pouvant révéler un aspect dévastateur et dangereux. Appelées « déesses dangereuses », elles s’incarnent le plus souvent dans la forme léonine de Sekhmet. La déesse Sekhmet, incarnation de la force et du déchaînement, protège Rê et le Roi de leurs ennemis. Pouvant être considérée comme la forme « agressive » de la déesse chatte Bastet ou encore de la déesse vache Hathor, Sekhmet est représentée sous la forme d’une lionne ou du cobra royal (l’uraeus) qui se dresse sur le front de Pharaon.
Origines

Il faut probablement situer l’origine de la déesse Sekhmet et du culte qui lui est rendu à Létopolis, où elle est associée à une seconde déesse lionne (Menhit), et à son époux Mahès. Mais avant le Nouvel Empire, il est difficile de cerner la généalogie de la déesse : sous sa forme de Bastet, elle aurait mis au monde son fils Mahès. De fait au Nouvel Empire, le clergé a résolu la situation quelque peu confuse de la déesse à la fois épouse et mère, et l’a promu épouse de Ptah et mère de Néfertoum.

Fille du dieu solaire Rê, elle forme avec Ptah, le dieu forgeron et créateur, et Nefertoum le lotus (ou nénuphar) la triade divine de Memphis, le lieu principal où lui est rendu son culte. Elle est également adoré à Kôm el’Hisn et Abydos, notamment dans le temple de Séthy Ier.

Son nom signifie littéralement «la puissante » et les Grecs la nomment Sakhmis."http://www.egypte-antique.fr/index.php?thematique=32



 L'article serait trop long , alors je vais découper par Déesses, même si j'essaie de trouver le fil conducteur qui puisse les associer , comme autant d'aspect d'une même déesse..

samedi 15 février 2014

Viviane, Merlin, Odin, Ea, Pan

Viviane Ou Brigid grande déesse 
Me voici sur les traces d'une autre divinisation de la féminité .



vendredi 14 février 2014

Istar de la Sagesse

Qui est la déesse Ishtar ( akkadienne) /Inanna ( Sumérienne)?

"Bois, mirroir de Yahh, l'Éternel,
 Areh Yahh : L'enceinte de Yahh..

  "L'Eternel plaide et veille la Colombe , La belle comme le jour"

La mémoire , Enki/Ea ou El , Ashéra



  Je laisse ici des liens sur des textes très intéressants concernant un ancien passé occulté, malheureusement. Il n'y a jamais rien dans tout texte qui puisse être totalement crédible , mais chaque chose recèle une part de vérité , à vous de voir laquelle vous parle?
Nous sommes passés d'une multitude de dieux et déesses, à un seul dieu masculin , et pourtant!


jeudi 13 février 2014

Tonnerre intellect parfait ..

Je suis tombée il y a longtemps sur ce manuscrit apocryphe de la bibliothèque de Nag Hammadi que je republie aujourd'hui. Il parait très curieux, du fait qu'il parle au féminin. De plus il amène le paradoxe des deux faces de la pièce. Je le trouve à la fois très égotique dans la volonté , l'impératif et le "je" a toute les sauces,  et très humble dans la reconnaissance des choses les moins "positives".
Ce texte me rapelle étrangement les cultes voués à la déesse mère des premiers temps . Déesse mère ou déesse de l'amour comme Ishtar ,comme Hathor en Egypte, dont il n'a subsisté que le côté sans tache ( immaculé) dans le personnage religieux de Marie ou dans le côté démoniaque que la bible laisse entrevoir,  au fil des temps et des reprises mythologiques. Qu'en pensez-vous?
 C'est long oui, et pour meilleure lecture je laisse le lien ici :
http://www.naghammadi.org/traductions/textes/tonnerre_intellect_parfait.asp

LE TONNERRE, INTELLECT PARFAIT (NH VI, 2)

Traduction de Paul-Hubert Poirier



13 [Le] tonnerre, intellect parfait

[C’est] de la puissance que, moi, j’ai été envoyée
et c’est vers ceux qui pensent à moi que je suis venue
et j’ai été trouvée 5 chez ceux qui me cherchent.

Regardez-moi, (vous) qui pensez à moi,
et (vous) auditeurs, écoutez-moi.

(Vous) qui êtes attentifs à moi, recevez-moi auprès de vous
et ne me chassez pas 10 de devant vos yeux
et ne laissez pas votre voix me haïr, ni votre ouïe.

Ne m’ignorez en aucun lieu non plus qu’en aucun temps.

Gardez-vous 15 de m’ignorer !

Car c’est moi la première
et la dernière.

C’est moi celle qui est honorée
      et celle qui est méprisée.

C’est moi la prostituée
      et la vénérable.

C’est moi la femme
      et la 20 vierge.

C’est moi la mère
      et la fille.

Je suis les membres de ma mère.

C’est moi la stérile
      et ses enfants sont nombreux.

C’est moi celle dont les mariages sont multiples
      et 25 je n’ai pas pris mari.

C’est moi la sage-femme
      et celle qui n’enfante pas.

C’est moi la consolation de mes douleurs.

C’est moi la fancée et le fancé,
      et c’est mon mari qui m’a 30 engendrée.

C’est moi la mère de mon père et la sœur de mon mari,
      et c’est lui mon rejeton.

C’est moi la domestique de celui qui m’a formée.

C’est moi la maîtresse 14 de mon rejeton.

Or c’est lui qui [m’a engendrée] avant le temps
      dans une naissance prématurée
      et c’est lui mon rejeton [dans] le temps
      et ma puissance, elle 5 est issue de lui.

Je suis le bâton de sa puissance dans son enfance
      [et] c’est lui la canne de ma vieillesse
      et ce qu’il veut se produit par rapport à moi.

C’est moi le silence 10 qu’on ne peut saisir
      et la pensée dont la mémoire est riche.

C’est moi la voix dont les sons sont nombreux
      et la parole dont les aspects sont multiples.

C’est moi l’énoncé de 15 mon nom.

Pourquoi, (vous) qui me haïssez,
      m’aimez-vous
      et haïssez-vous ceux qui m’aiment ?

(Vous) qui me reniez,
      confessez-moi
et (vous) qui me confessez,
      20 reniez-moi.

(Vous) qui dites vrai à mon sujet,
      mentez à mon propos,
et (vous) qui avez menti à mon propos,
      dites la vérité à mon sujet.

(Vous) qui me connaissez,
      ignorez-moi
et ceux qui ne m’ont pas 25 connue,
      qu’ils me connaissent.

Car c’est moi la connaissance
      et l’ignorance.

C’est moi la honte et l’assurance.

Je suis effrontée.

Je suis 30 réservée.

Je suis hardiesse et je suis frayeur.

C’est moi la guerre et la paix.

Soyez-moi attentifs, moi , l’avilie et la notable !

Soyez attentifs à ma 15 [pau]vreté et à ma richesse !

[Ne] soyez pas méprisants à mon égard
      alors que je gis sur la terre
[et] vous me trouverez chez [ceux] 5 qui doivent venir.

Si vous me voyez sur le fumier,
      ne passez pas non plus
      et ne me laissez pas gisante,
et vous me trouverez dans les royaumes.

Si vous me voyez 10 alors que je gis chez ceux qui sont avilis
      et dans les lieux les plus humbles,
      ne vous moquez pas non plus de moi.

Ne me rejetez pas non plus avec sévérité
      chez ceux qui sont déficients.

15 Or moi, je suis compatissante
      et je suis impitoyable.

Gardez-vous de haïr mon obéissance,
      et ma continence aimez-la.

Dans ma faiblesse, ne 20 m’oubliez pas
      et ne craignez pas devant ma puissance.

Pourquoi, en effet, dédaignez-vous ma frayeur
      et maudissez-vous ma jactance ?

25 Or c’est moi qui suis dans toutes les craintes
      et (c’est moi) la hardiesse dans le tremblement.

C’est moi celle qui est maladive
      et c’est en un lieu agréable que je suis saine.

Je suis 30 sotte
      et je suis sage.

Pourquoi m’avez-vous haïe en vos délibérations ?
      Parce que je me tairai, moi, en ceux qui se taisent ?
      Mais je me manifesterai et 35 parlerai.

16 Pourquoi donc m’avez-vous haïe, (vous) les Grecs ?
      Parce que je suis une barbare parmi [les] Barbares ?

Car c’est moi la sagesse [des] Grecs
      et la connaissance [des] 5 Barbares.

C’est moi le jugement [des] Grecs
      ainsi que des Barbares.

C’est [moi] (celle) dont les formes sont nombreuses en Égypte
      et celle qui n’a pas de forme chez les Barbares.

C’est moi (celle) qui fut haïe 10 en tout lieu
      et celle qui fut aimée en tout lieu.

C’est moi (celle) qu’on appelle «la vie»
      et vous (m’)avez appelée «la mort».

C’est moi (celle) qu’on appelle «la loi»
      15 et vous (m’)avez appelée «la non-loi».

C’est moi celle que vous avez poursuivie
      et c’est moi que vous avez saisie.

C’est moi celle que vous avez dispersée
      et vous m’avez rassemblée.

20 C’est moi (celle) devant qui vous avez eu honte
      et vous avez été impudents à mon égard.

C’est moi (celle) qui ne célèbre pas de fête
      et c’est moi (celle) dont les fêtes sont nombreuses.

Moi, je suis une sans-dieu
      et 25 c’est moi (celle) dont les dieux sont nombreux.

C’est moi que vous avez reconnue
      et vous m’avez méprisée.

Je suis sans instruction
      et c’est de moi que l’on reçoit l’instruction.

C’est moi celle que vous avez 30 dédaignée
      et vous me reconnaissez.

C’est moi dont vous vous êtes cachés
      et vous m’êtes manifestés.

Or quand vous vous cacherez,
      35 moi-même, je me manifesterai.

17 Car [quand] vous vous [manifesterez à moi],
      moi-même, [je me cacherai] de vous.

Ceux qui (+ parfait) [ . . . . . . . . . ] par le [ . . . . ]
      5 [ . . . . . ] dans la fo[lie et le/la . . . . ].

Enlevez-moi [de] leur science
      hors de la peine

et recevez-moi [auprès] de vous
      hors de la science 10 [dans la] peine,

recevez-moi auprès de vous
      hors des lieux avilis et dans le créé,

et saisissez(-moi)
      hors des choses bonnes quoique dans la disgrâce.

15 Hors de la honte, recevez-moi auprès de vous avec impudence,
      et hors de l’impudence, avec honte.

Reprenez mes membres en vous
et élancez-vous 20 jusqu’auprès de moi,
      (vous) qui me connaissez et qui connaissez mes membres,
et établissez les grandes (choses)
      dans les petits premiers-créés.

Élancez-vous 25 vers l’enfance
et ne la haïssez pas
      parce qu’elle est chétive et (qu’)elle est petite,
ni ne détournez des grandeurs individuelles
      30 loin des petites (choses).

Car c’est à partir des grandeurs
      que l’on connaît les petites (choses).

Pourquoi me maudissez-vous
      et m’honorez-vous ?

35 Vous avez frappé
      et vous avez épargné.

Ne me séparez pas des premiers, 18 ceux que vous avez [connus],
      [ni] ne jetez personne [dehors],
      [ni ne] détournez personne loin de [ . . . . . . . . . . . . ].

Détournez-vous [ . . . . . . ]
      5 [ne le con]naissent (ou : connaît) pas.

Moi (?) [ . . . . . ]
      [ . . . . ] celle qui [est] mienne [ . . . . . ].

Je connais, moi, les premiers,
      et ceux qui sont après eux, ils me connaissent.

Or c’est moi l’intellect [parfait]
      10 et le repos du [ . . . . . . ].

C’est moi la connaissance
      de ma recherche
et la découverte
      pour ceux qui me cherchent
et le commandement
      pour ceux qui me sollicitent
et la puissance :
      pour les puissances,
           par ma connaissance ;
      15 pour les anges qui ont été envoyés,
           par ma parole ;
      et (pour) les dieux parmi les dieux,
           par mon conseil ;
et les esprits de tous les hommes,
      c’est avec moi qu’ils sont
et les femmes,
      c’est 20 en moi qu’elles se trouvent.

C’est moi celle qui est honorée
      et celle qui est bénie
      et celle qui est dédaignée avec mépris.

C’est moi la paix
      et c’est à cause de moi 25 que la guerre s’est produite,
      et je suis une étrangère
      et une citoyenne.

C’est moi l’essence
      et celle qui n’a pas d’essence.

Ceux qui proviennent de mon commerce,
      ils ne me connaissent pas
30 et ce sont ceux qui se trouvent dans mon essence
      qui me connaissent.

Ceux qui sont proches de moi,
      ils ne m’ont pas connue
et ce sont ceux qui sont loin de moi
      qui m’ont 35 connue.

C’est au jour où je suis proche de 19 [vous]
      que [je suis] loin de [vous]
[et] c’est au jour où je [suis loin]de [vous]
      [que je suis proche] de vous.

[C’est] moi 5 [ . . . . . . . ] lampe du cœur
      et [ . . . . . . . . . ] des natures.

C’est [moi . . . . . . . ] de la création des esp[rits]
      [et la] requête des âmes.

C’est [moi] la domination
      et la sans-retenue.

10 C’est moi l’union >
      et la rupture.

C’est moi la permanence
      et c’est moi la dispersion.

C’est moi la descente
      et c’est vers moi que l’on montera.

C’est moi la sentence
      15 et l’acquittement.

Moi, je suis sans péché,
      et la racine du péché, elle est issue de moi.

C’est moi la concupiscence par la vision
      et la maîtrise 20 du cour,
      c’est en moi qu’elle se trouve.

C’est moi l’audition qui est recevable pour quiconque,
      ainsi que la parole qui ne peut être saisie.

Je suis une muette qui ne parle pas,
      et abondante 25 est ma loquacité.

Écoutez-moi avec douceur
et recevez à mon sujet l’instruction avec rudesse.

C’est moi qui pousse un cri
      et c’est sur la face 30 de la terre que je suis jetée.

C’est moi qui prépare le pain ainsi que < . . . >
      < . . . > mon intellect à l’intérieur.

C’est moi la connaissance de mon nom.

C’est moi qui crie
      et c’est moi qui 35 entend.

20 Je suis manifestée
      et [ . . . . . . . . ].

[Je] marche dans le/la [ . . . . . . ]
      [ . . . . . . ] des énoncés de mon/ma [ . . . . . . . ]
      [ . . . . . . le si]gne de la réfutation [ . . . . . . . . ]
      5 [ . . . . . . . ].

C’est moi [le juge],
      c’est [moi] le plaidoyer [ . . . . . . . ].

C’est moi (celle) qui est appelée «la justice»,
      et «la violence» [est mon nom].

Vous m’honorez, [(vous) qui avez vaincu]
      10 et vous murmurez contre [moi, (vous) qui êtes] vaincus.

Jugez-les avant qu’ils ne vous jugent,
      car le juge comme la partialité,
      c’est en vous qu’ils résident.

Si vous êtes condamnés 15 par celui-ci,
      qui vous acquittera ?

Ou si vous êtes acquittés par lui,
      qui pourra se saisir de vous ?

Car ce qui est à l’extérieur de vous
      est ce qui est à l’intérieur de vous ;
20 et celui qui donne forme à l’extérieur de vous,
      c’est à l’intérieur de vous qu’il s’est imprimé,
et ce que vous voyez à l’extérieur de vous,
      vous le voyez à l’intérieur de vous ;
25 il est manifeste
      et c’est votre vêtement.

Écoutez-moi, auditeurs,
et recevez l’instruction au sujet de mes paroles, (vous) qui me connaissez.

C’est moi l’audition
      qui est recevable en toute chose.

30 C’est moi la parole
      qui ne peut être saisie.

C’est moi le nom de la voix
      et la voix du nom.

C’est moi le signe de l’écriture
      et la manifestation 35 de la séparation,
      et [c’est (?)] moi
21 (les lignes 1 à 3 manquent)
      [ . . . . . ] la lumière [ . . . . . . ]
      5 [ . . . . . . . ] et l’om[bre].

[Écoutez-moi], auditeurs [ . . . . . ]
      [recevez-moi] auprès de vous.

Il est vi[vant (+ sujet) . . ]
      [ . . . . ] de la grande puissance
et celui [qui se tient debout]
      n’ébranlera pas le nom.

10 [C’est celui qui se tient] debout qui m’a créée.

Quant à moi, je dirai son nom.

Voyez donc ses paroles
      ainsi que toutes les écritures qui sont accomplies.

Soyez donc attentifs, auditeurs,
      et 15 vous aussi, les anges,
      ainsi que ceux qui ont été envoyés,
      et les esprits qui se sont levés d’entre les morts,
parce que c’est moi qui seule existe
      et je n’ai personne 20 qui me jugera.

Car ceux qui se trouvent dans de multiples péchés
      sont de nombreuses formes douces ;
      et ce sont des dérèglements ainsi que des passions viles
      25 et des plaisirs éphémères qui les retiennent
           jusqu’à ce qu’ils redeviennent sobres
           et qu’ils se hâtent vers leur lieu de repos.

Et ils me trouveront 30 en ce lieu-là,
      ils vivront
      et ils ne mourront plus.