Marc-Aurèle était empereur de Rome mais pas que, il était aussi un philosophe qu'on appelle stoïcien, ce qui ne l'a pas empêcher de persécuter les premiers chrétiens .
Pour faire simple la philosophie Stoïcienne c'est le détachement de ce qui n'est pas utile , le règne de la raison sur les passions, l'abandon à ce qui ne nous appartient pas , à ce qui est au delà de nous et sur lequel nous n'avons aucune prise.
C'est aussi la recherche du bien, de la pureté et de la justice . Donc la différenciation avec les plaisirs, les émotions .
Pour plus de précisions car je ne suis pas une spécialiste, wikipédia , qui n'est pas une garantie de l'erreur zéro non plus , dit :
"Le stoïcisme est une école philosophique de la Grèce antique, fondée par Zénon de Citium en 301 av. J.-C. C'est par la suite un courant philosophique hellénistique qui a traversé les siècles, subi des transformations (notamment avec Chrysippe en Grèce et à Rome avec Cicéron, Sénèque, Épictète, Marc Aurèle), puis exercé diverses influences, allant de la période classique en Europe (en particulier au XVIIe siècle, chez René Descartes) jusqu'à nos jours.
Cette philosophie exhorte à la pratique d'exercices de méditation conduisant à vivre en accord avec la nature et la raison pour atteindre la sagesse et le bonheur envisagés comme ataraxie (absence de passions qui prend la forme d'une absence de souffrance).
Le destin:
C'est le fatum, le destin. Cela s'exprime par la métaphore du Chien et du Chariot. Un chien qui tire un chariot (plutôt l'inverse ? merci wiki!) est libre d'épouser la trajectoire du chariot ou bien de s'y opposer vainement. Il n'y a pas ici fatalisme mais liberté d'acquiescement ou non à l'ordre du monde. Le choix des représentations associées aux évènements dépend de nous, malgré le fait que l'ordre dans lequel ils se déroulent est le fait de Dieu, de la volonté de la nature.
Ce qui dépend de nous, c'est l'atteinte de l'ataraxie, de l'absence de troubles et passions, une tranquillité de l'âme, une paix intérieure, que les stoiciens assimilent au bonheur véritable, résidant dans la parfaite maîtrise de nos représentations (i.e conformes à l'ordre naturel et divin) que le sage stoïcien acquiert au moyen de sa vertu première : la tempérance.
Ainsi la théologie et l'éthique stoïciennes appellent l'Homme à une prise de distance, et à une certaine lucidité qui a parfois donné lieu à des mésinterprétations."
Stoicisme
J'aurais tendance à imaginer les rails d'un train sur lesquels nous nous débattons pour en sortir au lieu de les suivre , car quoiqu'on fasse elles nous mènent . Se débattre cause beaucoup de souffrance et ensuite on se rend compte qu'on en revient au même point, on peut choisir d'accepter ou non. Les cartes données à chacun d'en faire ce qu'il souhaite.
Dans les pensées de Marc-Aurèle , plusieurs thèmes :
"Si la douleur que tu éprouves vient d'une cause extérieure, ce n'est pas à l'objet du dehors que tu dois t'en prendre, c'est au jugement que tu en portes ; car il ne dépend que de toi absolument d'effacer le jugement que tu t'en formes. Si au contraire la cause de la peine est dans ta disposition personnelle, qui est-ce qui t'empêche de redresser la propre pensée ? Si même tu t'affliges de ne pouvoir faire ce que, selon toi, réclame la droite raison, pourquoi n'agis-tu pas plutôt que de te désoler ? - Mais l'obstacle est plus fort que moi. - Alors ne t'en préoccupe pas, du moment que la cause qui s'oppose à ton action ne dépend pas de toi. - Mais j'aime mieux perdre la vie plutôt que de ne pas faire ce que je désire. - Alors, sors de la vie avec un coeur tranquille, comme meurt celui-là aussi qui a fait tout ce qu'il voulait. Et, à ce moment suprême, sache encore être doux envers les obstacles que tu auras rencontrés."
"Comment pourrais-tu faire mourir en toi les jugements que tu formes, autrement qu'en éteignant les perceptions sensibles qui y correspondent, et qu'il ne tient absolument qu'à toi de raviver ? Je puis toujours m'en faire l'idée qu'il faut en avoir ; et, du moment que je le puis, pourquoi m'en troubler ? Les choses du dehors, puisqu'elles ne résident pas dans mon esprit, ne peuvent absolument quoi que ce soit sur mon esprit lui-même. Sois donc dans cette disposition ; et te voilà dans le vrai. Tu peux alors te faire une vie nouvelle. Examine encore une fois les choses comme tu les as vues naguère ; car c'est là précisément se faire une nouvelle vie."
L'univers comme un Tout:
VI
"Qu'il n'y ait que des atomes, qu'il y ait une nature, peu m'importe ; un premier principe qu'il faut toujours poser, c'est que je ne suis qu'une partie de ce tout ce que la nature gouverne. Un second principe, suite de celui-là, c'est que je suis dans un certain rapport de parenté avec les parties de ce monde, qui sont de la même espèce que moi. Si je me souviens de ces axiomes, je ne me révolterai jamais, en tant que partie, contre le sort qui m'est assigné dans le tout ; car la partie ne peut pas souffrir de ce qui est utile au tout. En effet, le tout ne peut jamais rien avoir qui ne soit dans son intérêt. Toutes les natures en sont là, et celle de l'univers en particulier. Ajoutez encore à cette première condition le privilège de ne pouvoir être contrainte, par aucune cause extérieure, à produire quoi que ce soit qui puisse lui porter dommage. En me rappelant donc que je suis personnellement une des parties de ce tout, je recevrai avec reconnaissance tout ce qui pourra m'arriver ; et en tant que je suis en quelque sorte de la famille des parties qui sont de même espèce que moi, je me garde de faire rien de ce qui pourrait blesser la communauté. Bien plus, je penserai sans cesse à ces êtres mes semblables, et je dirigerai tous mes efforts vers le bien commun, et me défendrai de tout ce qui pourrait y être contraire. Ces divers devoirs étant bien remplis, le cours de la vie doit être nécessairement heureux, si tu admets que le citoyen coule réellement une vie heureuse quand il la passe à ne faire que des actes utiles à ses concitoyens, et qu'il accepte avec joie la part que lui accorde l'Etat."
Livre X
Dans ce passage je peux voir l'homme comme essentiellement tourné vers l'autre qui est fait comme lui, qui est une partie d'un même ensemble , la réciprocité .
Mais je peux aussi voir une sorte de communisme et d'effacement de la personne au profit de la communauté , plus d'individualité , ni de bonheur d’être soi si ce n'est au travers de l'autre.
Qu'en est-il?Le jugement de l'autre:
XXXVII
Autant que possible, quand tu vois agir quelqu'un, prends l'habitude de te demander à toi-même : «Quel motif cet homme peut-il bien avoir pour faire ce qu'il fait ?» Commence ainsi par toi-même, et soumets-toi le premier à ton examen.
Pleins d'autres pensées ici : Pensées pour moi-même
Une des maxime la plus célèbre du stoïcisme est : Sustine et abstine ou en français supporte et abstiens toi, ou encore souffres et abstiens toi , ou bien supporte tous les maux sans que ton âme en soit troublée, abstiens-toi de tous les plaisirs qui peuvent nuire à ta liberté morale, selon les différentes traductions.
Cette phrase est restée des années suspendue au mur de ma chambre parceque très tôt je me suis retrouvée dans cette philosophie.
Ne garder que la raison pour ne plus souffrir, accepter ce qui doit être . Ne plus être mené par ses émotions et cultiver l'art de la raison et de la sagesse, celui du détachement.
Sauf que je l'avais plutôt interprété comme supporte la souffrance et tais toi !
Sauf que je l'avais plutôt interprété comme supporte la souffrance et tais toi !
Si je trouve que cette recherche de détachement, de neutralité , de non jugement , de justice est quelquechose de bénéfique autant dans son rapport au monde que dans son rapport à soi , il n'en reste pas moins qu'il y ait l'émotion vu comme quelquechose à refréner , à dépasser .
Il y a surement de mauvaises interprétation du stoïcisme, parceque vu comme ça on aurait tendance à voir le stoïcien comme un homme insensible , qui vit dans le dénuement et relativement froid .
Ou on peut aussi voir celui qui a atteint un état ou le travail sur lui même à suffisamment été important pour considérer que l'avoir n'est pas l'être, et que l'être c'est la liberté.
J'ai agis une grande partie de ma vie en pensant que les émotions étaient à bannir car mauvaises , car elles m’aliénaient et me faisaient être tout le contraire de ce que je voulais être : juste.
Sauf que quelques années plus tard on se rend compte qu'on a beau les cacher et faire marcher la raison, le cœur frappe il est là, et la souffrance de n'avoir jamais pu exprimer le ressenti à provoqué tant de douleur ou de dévastation de l'être. Finalement , ne jamais avoir pu être en pensant être , parcequ'on a refoulé une partie de soi en pensant qu'elle était mauvaise et nous perdait sur le chemin de la vérité et de la justice.
Alors que dit le stoïcisme réellement? je me pose la question aujourd'hui, négation de la sensibilité ou non?
On pourrait rapprocher le stoïcisme du bouddhisme pourquoi pas.
On pourrait rapprocher le stoïcisme du bouddhisme pourquoi pas.
Je me reconnais dans ce que le stoïcisme souhaite atteindre , mais est ce une mauvaise compréhension de cette sagesse d'avoir pensé qu'il fallait refouler l'émotion, alors qu'il est peut être juste fondamental de s'analyser soi même et donc d'accepter ce ressenti en essayant de voir ce qui est notre souffrance, pour atteindre ce détachement là ?
Qu'en pensez-vous? Quelle compréhension peut on avoir de cette philosophie là ?
Pour aller plus loin:
http://www.philolog.fr/la-sagesse-stoicienne/
http://la-philosophie.com/stoicisme
http://www.philolog.fr/la-sagesse-stoicienne/
http://la-philosophie.com/stoicisme
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